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18 juin 2010 5 18 /06 /juin /2010 20:54

http://3.bp.blogspot.com/_3uEt70Cmufo/S_6Ph-d73UI/AAAAAAAAAO8/-2KqgQpdc74/s1600/Chandrasekaran+-+Green+Zone.jpgEnvoyé spécial à Bagdad, Rajiv Chandrasekaran a enquêté dans la Zone verte, cette "petite Amérique", créée pour accueillir les spécialistes chargés de faire de l'Irak un modèle de démocratie. Au coeur d'un pays dévasté par les bombardements et en proie à l'anarchie, l'auteur restitue le quotidien de ces Américains missionnés au nom de la liberté, pour mettre en place des projets impossibles.


"Ce que nous disons aux enfants irakiens, c'est que le bruit de ces hélicoptères est le son de la liberté."

 

Lire nous annonçait « une chronique féroce ». Je commencerai donc par un rappel de ce qu’est une chronique, et pour cela je me permets de citer Giono – dans ses entretiens avec R. Ricatte en 1966 : « J’ai donné le titre de chronique à toute la série de ces romans qui mettaient l’homme avant la nature. ». C’est donc le destin de l'homme qui est au cœur de l'œuvre, et les personnages occupent une place privilégiée- la nature ne jouant qu'un rôle de décor. Récit d’événements historiques – ou fictifs– qui suit l’ordre chronologique de leur déroulement, la chronique se veut également un récit objectif au possible, c’est-à-dire qui se contente de rapporter les faits, tel le ferait un historien. Son style est sobre.

 

Tel se présente Green Zone, de Rajiv Chandrasekaran. J’ai apprécié ce choix de l’auteur, de privilégier l’Homme aux paysages, à la flore ou encore à la faune qu’offre l’Irak. Mais j’ai encore plus apprécié l’objectivité de ce journaliste, qui en un peu plus de quatre cents pages a su restituer « le quotidien de ces Américains missionnés au nom de la liberté, pour mettre en place des projets impossibles » sans émettre de jugement, sachant taire et maîtriser son esprit critique. Ce correspondant de guerre pour le Washington Post a mené un travail de reportage de près de deux années en Irak, et a passé plus de jours en Irak durant les quinze mois d’occupation qu’aucun autre journaliste américain de la presse écrite. Il a écrit – et j’insiste – un remarquable reportage.

 

« Après mon retour aux Etats-Unis, j’ai continué à faire des recherches pour le livre, m’entretenant à nouveau avec des personnes que j’avais connues en Irak, et en interviewant des dizaines d’autres avec lesquelles je n’avais pas pu parler lorsqu’elles résidaient dans la Zone Verte. J’ai également étudié plusieurs milliers de pages de documents et d’e-mails internes à la CPA afin de parvenir à une compréhension la plus complète possible de l’occupation. (…) L’essentiel du livre est fondé sur plus d’une centaine d’interviews originales menées exclusivement en vue de son écriture. (…) » [Page 427, Notes et sources]

 

Cet ouvrage de qualité s’ouvre sur un prologue délicieux de cinq pages, dont je ne dévoilerai rien. Après lecture de ces cinq pages, j’étais totalement emballée. Je voulais en savoir en plus, j’avais soif de découvertes, je désirais pénétrer au cœur du reportage.

 

La première partie est intitulée « Construire la bulle ». A ce titre, qui n’aurait pu être mieux choisi, succède tout d’abord une présentation de la Cité d’Emeraude. Un bien joli terme, choisi en référence au Magicien d’Oz, « pour sa ressemblance à quelque pays imaginaire ». The green zone – soit la zone verte – est au cœur du reportage, puisqu’au cœur de Bagdad et de l’occupation américaine. Je n’ai malheureusement pas la plume de Rajiv Chandrasekaran, qui décrit, sans jamais nous ennuyer, et avec de très nombreux détails, cette enclave américaine au cœur de la capitale irakienne.

 

« A la différence de presque partout ailleurs à Bagdad, vous pouvez prendre vos repas à la cafétéria du palais républicain durant six mois sans jamais manger de houmous, de pain rond, ni de kebab d’agneau. La cuisine y est 100% américaine, avec une nette tendance sudiste. Un buffet propose du gruau de céréales, du pain de maïs, et une réserve inépuisable de porc : saucisses pour le petit déjeuner, côtes de porc pour le dîner. Il y a des cheeseburgers au bacon, des sandwiches au fromage et bacons grillés, et des omelettes au bacon. Des centaines de secrétaires et de traducteurs irakiens doivent manger au réfectoire. La plupart sont musulmans, et beaucoup sont offensés par la présence de ce porc. Mais les sous-traitants américains qui fournissent la cantine persistent à en servir. La cafétéria doit répondre aux critères américains de teneur en calories, fournir de la bonne nourriture, bien grasse.

Le bar à salades ne propose aucune des succulentes tomates ni aucun des concombres croquants que l’on trouve en Irak. Les règlements du gouvernement américain stipulent que tout, jusqu’à l’eau qui sert à faire bouillir les saucisses des hot-dogs, doit être fourni par des grossistes agréés installés à l’étranger. Le lait et le pain sont acheminés du Koweït par camion, comme les petits pois et carottes en conserve. Les céréales du petit déjeuner arrivent par avion des Etats-Unis – des Froot-Loops et des Frosted Flakes made in USA à la table du petit déjeuner contribuent à maintenir un bon moral. (…)»

 

A la description des habitudes de vie de ces américains en vadrouille, succède une description des locaux occupés. Le palais – qui appartenait auparavant à Saddam Hussein – est le quartier général de la Coalition Provisional Authority. Comprenez CPA, ou encore Autorité provisoire de la coalition.

 

« Le palais est un Versailles-sur-Tigre. Bâti de grès et de marbre, il comporte de larges couloirs, d’immenses colonnades et des escaliers en spirale. (…) »

 

Ainsi commence la description impressionnante de la zone verte. S’ensuit une description rapide de la zone rouge, description qui sera complétée tout au long du reportage, car la zone rouge n’est autre que l’Irak en dehors de la Cité d’Emeraude. La zone rouge, c’est cette réalité que les Américains refusent de comprendre, ces paysages qu’ils refusent de voir, ces hommes, ces femmes et ces enfants qu’ils se bornent à ignorer – alors qu’ils sont venus les aider, les délivrer.

 

« Schroeder me regarde avec incrédulité lorsque je lui annonce que je vis dans ce que lui même et d’autres appellent la Zone rouge, que je me déplace sans escorte, que je mange dans des restaurants locaux, que je rends visite à des Irakiens chez eux.

«Et comment c’est, dehors ? » s’enquiert-il.(…) »

 

« Vue depuis la Zone verte, la vraie Bagdad- les postes de contrôle, les bâtiments détruits, les embouteillages monstres – pourrait tout aussi bien se trouver à l’autre bout du monde. Les coups de klaxon, les détonations, l’appel du muezzin à la prière, rien de tout cela ne franchit les murs. Les habitants du palais ne voient que rarement la peur qui se lit sur les visages des soldats américains. Jamais la fumée âcre de l’explosion d’une voiture piégée n’emplit l’air. La misère subsaharienne et l’anarchie digne du Far West qui affligent l’une des plus anciennes villes du monde enserrent la zone, tandis qu’à l’intérieur règne le morne calme d’un quartier pavillonnaire américain.(…) »

 

Les passages que je souhaite vous faire découvrir sont très difficiles à choisir, car tous sont instructifs, la quasi-totalité est stupéfiante, beaucoup sont de purs reflets de l’absurdité de la politique extérieure américaine, et un grand nombre reste choquant, sous différents aspects. Je choisis donc des passages, regrettant de ne pas pouvoir tous vous les faire découvrir. Mais je me console : vous lirez le reportage.

 

Les premières dizaines de pages du reportage sont introductives. Imaginez que vous débarquiez en Irak et que vous regardiez autour de vous : ces pages sont celles que vous auriez écrites. Le journaliste a observé à la fois les Américains et les Irakiens ; il a vécu en Zone verte comme en Zone rouge ; et sous forme d’anecdotes, retranscrit ce qu’il a observé. Le lecteur saisit ainsi très vite l’ampleur des dégâts en Irak, et je ne parle malheureusement pas uniquement de dégâts matériels.

 

« Le perçant appel matinal à la prière ne réveille pas Mahmoud Ahmed. Il avait travaillé jusqu’à 3 heures du matin. Lorsqu’il ouvrit les yeux à 8 heures, il n’y avait pas d’électricité dans son quartier. Encore ! songea-t-il avec irritation. Il n’arrivait pas à s’expliquer ces incessantes coupures de courant. Avant la guerre Bagdad n’avait jamais manqué d’électricité.

Il tourna un robinet : pas le moindre filet d’eau. Voilà qui était nouveau. Même pendant la guerre, il y avait toujours eu de l’eau. Des années auparavant, l’eau du robinet était même suffisamment bonne pour qu’on puisse la boire sans danger. »

 

En effet, si le manque d’électricité par exemple est un grave problème, d’une part pour les conditions de vie des Irakiens, mais également pour l’économie du pays qui doit parvenir à se redresser ; le principal problème se résume au comportement des Américains.

 

« Depuis son taxi, une vieille Volkswagen aux garnitures râpées et dépourvue d’air conditionné, il regarda défiler la ville. Les feux tricolores ne fonctionnaient pas, aucun agent de la circulation dans les rues, les Américains avaient fermé plusieurs axes importants et la CPA avait supprimé les taxes sur les véhicules d’importation, ce qui avait provoqué un afflux de vieilles guimbardes en provenance de tous les pays d’Europe. Avant la guerre, le trajet du domicile d’Ahmed dans l’est de Bagdad jusqu’au palais des congrès prenait dix minutes. Depuis l’arrivée des Américains, il fallait compter plus d’une heure.

Les Irakiens, qui autrefois respectaient leur couloir et utilisaient leur clignotant avant de tourner, n’hésitaient pas à présent à rouler sur les bas-côtés et les trottoirs. Mais les pires chauffards étaient les soldats américains. Ils conduisaient comme si la ville leur appartenait, franchissant parfois la ligne médiane et roulant à contresens. »

 

C’est avec une grande justesse que Rajiv Chandrasekaran permet au lecteur d’en saisir les conséquences. Comment les Américains peuvent-ils aider correctement les Irakiens, alors qu’ils ne prennent pas le temps de leur parler ? Alors qu’ils ne regardent pas l’état des infrastructures en dehors de la Zone verte ? Les Américains ont supprimé les taxes sur les véhicules d’importation, mais ont-ils seulement réfléchis aux conséquences de ce choix économique ? Ils n’ont, en réalité, pas même regardé si les résultats obtenus étaient satisfaisants : les files d’attentes de près de 2 kilomètres s’allongeant derrière chaque station-service sont passées inaperçues.  

 

« (…) Mais, à part une poignée d’employés de la CPA à l’esprit exceptionnellement ouvert, la plupart des Américains ne prennent même pas la peine de nouer des relations avec leurs voisins irakiens.

Schroeder et ses collègues de la CPA se tiennent au courant de l’évolution de la situation en Irak grâce aux reportages de Fox News et à la lecture de Stars and Stripes, le bulletin d’information des forces armées américaines, imprimé en Allemagne et transporté quotidiennement en Irak par avion. Certains recourent à Internet pour consulter le journal de leur ville d’origine. Mais aucun de ces organes de presse ne fournit beaucoup d’informations sur la Zone verte. »

 

Après cette présentation des lieux et protagonistes du début de l’occupation en Irak, le reportage attaque le plus intéressant : la politique américaine. Accrochez-vous. 

 

« Au Pentagone, tout fonctionne par acronymes. »

 

Une phrase qui a tout son sens : le lecteur découvre l’ORHA, puis la CPA qui lui succède, ainsi qu’un nombre impressionnant d’Américains envoyés en Irak pour assurer une reconstruction qui après quinze mois d’occupation ne sera pas assurée. Le lecteur va de surprises en déceptions, et de déceptions en colères. Tout est révoltant, et en premier lieu la procédure de nomination de ces envoyés spéciaux à Bagdad.

 

« Au cours de ses premiers mois à Bagdad, Bremer n’a pas d’adjoint officiel. Bien qu’il ait demandé à trois diplomates chevronnés de lui servir de conseillers -l’un d’entre eux, l’ambassadeur à la retraite Clayton McManaway, est un vieil ami ; un autre, Hume Horan, est l’un des meilleurs arabisants du Département d’Etat - , leur rôle est rapidement éclipsé par une coterie de jeunes assistants flagorneurs qui contestent rarement les décisions de Bremer. La plupart d’entre eux non jamais travaillés pour le gouvernement, et les rares qui l’ont fait sont trop jeunes pour être redevables à quiconque en Amérique. Ils n’ont aucune idée préconçue en dehors de leur foi inébranlable dans la construction d’un Irak démocratique, et ils ne sont loyaux qu’envers le vice-roi.

Avant même d’arriver en Irak, Bremer a cherché à mettre sur la touche Zal Khalilzad, l’envoyé de la Maison-Blanche chargé de concevoir la transition politique. D’origine afghane, Khalilzad, qui deviendra ambassadeur américain dans l’Irak d’après l’occupation, a passé des mois à s’entretenir avec les responsables politiques irakiens en exil. Il en sait plus long à leur sujet que n’importe qui d’autre dans le gouvernement américain et il jouit de leur confiance. Lorsque Bush a approché Bremer afin d’en faire son vice-roi, Powell et d’autre au département d’état s’attendait à ce que Khalilzad devienne le principal conseiller de Bremer et continue à poser les fondations d’un gouvernement de transition. Or Bremer ne veut pas d’un homme ayant eu des contacts antérieurs avec les responsables irakiens à Bagdad, Bremer voit en Khalilzad une menace potentielle – quelqu’un qui connaît mieux le pays et ses acteurs que lui-même, et peut donc être en désaccord avec son action. »

*** J'écrirai la suite de ce commentaire demain, car je suis épuisée par la semaine!! Le train m'a littéralement tué, lol!! Ma critique est rédigée sur papier, et j'avoue que mes yeux se ferment en recopiant... A demain donc, pour la suite et fin de cette critique qui, je l'espère, vous semblera constructive =) !! ***

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Rédigé par Jennifer
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